La vie d’une femme est le second long métrage de Charline Bourgois-Tacquet. La réalisatrice a présenté son premier long métrage, Les Amours d’Anaïs, à la Semaine de la Critique en 2021. C’était moyennement amusant, aidé par le pouvoir de star de Valerica Bruni-Tedeschi, avec un thème gay maladroitement jeté. Ce fut une surprise de voir son nouveau travail sélectionné en compétition, mais peut-être que ce serait un autre exemple d’une réalisatrice faisant un bond de géant par rapport à ses débuts, comme Mascha Schilinski avec Sound of Falling (In die Sonne schauen) l’année dernière. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Au lieu de cela, le film est abyssal tout au long de sa durée gonflée. C’est un autre indicateur de la crise du cinéma français.
Je suppose que certains points de l’intrigue sont toujours en ordre. Le prémisse est décrit comme « Gabrielle est une chirurgienne sans enfant d’âge moyen dont la vie est consumée par son travail. Lorsqu’un écrivain l’observe au travail pour un roman, sa vie commence à changer. » Le film aborde-t-il les graves faiblesses des soins de santé français, bien sûr. L’écrivain qui suit Gabrielle est-elle une femme raisonnablement attirante, ce qui fera succomber le film au même piège que le début ? Vous pariez ! L’affaire entière est-elle assez superficielle pour vous faire demander comment elle a été financée ? Encore plus évident. Gabrielle est interprétée par Léa Drucker, une bonne actrice qui semble prise dans une boucle de mauvais films.
La vie d’une femme, et la mort du cinéma français
L’année dernière, c’était Dossier 137 de Dominik Moll, et il y a eu une série de films faibles avant cela. Ici, le principal coupable est un scénario qui livre imprudemment un tas de thèmes clichés sans savoir quoi en faire. Par exemple, Marie-Christine Barrault joue la mère de Gabrielle, qui souffre de la maladie d’Alzheimer, pour une raison quelconque. Pas une seule idée surfaite n’est négligée dans La vie d’une femme. La réalisatrice est la partenaire d’Emmanuel Carrère, mais elle ne semble pas avoir beaucoup appris sur l’écriture de scénarios de lui. J’ai été surpris d’apprendre que le film ne dure que 98 minutes, car il semblait plus long que Sátántangó, mais avec une cinématographie terne.
Lors de la conférence de presse d’ouverture avec Thierry Frémaux, plusieurs questions ont porté sur la politique, y compris celles de personnes qui estimaient qu’il y avait trop peu de réalisatrices au Festival de Cannes. Ma supposition est que le genre était la principale raison de l’inclusion du film, et il sert d’avertissement sévère sur ce qui se passe lorsque des œuvres d’art sont sélectionnées pour de mauvaises raisons. Il n’y a aucune raison de perdre du temps et de l’argent sur ce gâchis.